Au revoir Madiba, merci pour ton courage

La communauté internationale est en deuil, suite à la mort de Nelson Mandela, un homme aux profondes convictions, qui ébranla la frontière de l’Apartheid et qui, sans aucun doute, nous fit découvrir la force de la paix et de la réconciliation.

Dans son autobiographie « Un long chemin vers la liberté » (1944) il explique d’où il sort sa cohérence et la force de ses convictions : « c’est de ces camarades dans la lutte que j’ai appris la signification du courage. J’ai vu maintes fois des hommes et des femmes exposés, torturés sans se briser, démontrant une force et une résistance qui défient toute imagination. J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur mais au contraire le triomphe de la peur. J’ai senti la peur moi aussi, si souvent que je ne peux m’en souvenir, mais je l’ai cachée sous un masque d’audace. Un homme courageux n’est pas un homme qui ne sent pas la peur mais un homme qui conquit cette peur. »

Dans ses mémoires, Mandela nous apprend que la liberté est une responsabilité et qu’elle implique une lutte quotidienne, continue : « J’ai parcouru ce long chemin vers la liberté. J’ai tenté de ne pas défaillir ; j’ai trébuché le long du chemin. Mais j’ai découvert le secret, en montant une grande colline, qu’il y a d’autres collines à monter. Je me suis reposé un moment ici pour voler une vue à la glorieuse vue qui m’entourait, pour regarder depuis la distance jusqu’où j’étais arrivé. Mais je n’ai pu me reposer qu’un moment parce que la liberté implique des responsabilités, je dois persévérer parce que mon long chemin n’est pas encore fini ».

Au revoir Madiba, et merci pour nous avoir appris que la quête de la tolérance, le dialogue et la paix sont un processus vital et continu auquel tu nous as invités depuis l’exemple de la cohérence. Merci Madiba parce que tu nous as montré l’importance de l’Afrique et tu as contribué à son réveil. Avec toi pour toujours.